2018-12-14

Hiro TOBE写真展「Paris’ Splendor」

Hiro TOBE写真展「Paris’ Splendor」

会期:2019年1月13日(日)~ 1月19日(土)
12:00~19:00 (最終日は17:00まで)

会場:アートギャラリー石
〒104-0061 東京都中央区銀座1-9-8 奥野ビル206号
TEL:03-3561-6565


Paris’ splendor

 

C’était une matinée couverte et froide. Je me retrouvais seul dans ce parage que je connaissais guère. Parti de la gare du Nord, je marchais vers la porte de la Chapelle. Au delà, s’étendait la périphérie du nord, considérée dans une situation difficile et alarmante.

 

Je  longeais les lignes de chemins de fer, découvrais les “coulisses” des deux gares. Du paysage peint par les impressionistes, au monde du street art. Dès le premier pas, le quartier était déjà dévasté. C’était le revers du décor parisien. Partout, les graffiti criards. Des immeubles mal entretenus. Des ordures sur les pavés. De rares passants, mais de toutes sortes. Et les regards cachés de capuchon, de ces jeunes accroupis sur les bords de trottoir. Le silence matinal n’était même pas paisible, mais lourd du froid comme ce ciel. On aurait dit un “no man’s land” sans barbelés, entre Paris et sa banlieue.

 

Définitivement, me disais-je, ce quartier n’était pas un Paris que les habitants de beaux quartiers auraitent imaginé. Il mettais devant leurs yeux tout ce qu’ils auraient préféré ne pas regarder. Ils l’ignoraient quand ils étaient obligés d’y passer, pour aller à l’aeroport, par exemple. S’ils l’avaient regardé par hasard, ils y auraient trouvé un Paris sali, défiguré, dénaturé. Sans être ni français ni blanc, je le comprenais, parce que justement, je venais de leur côté, que je n’avais aucune sympathie à la plupart de passants croisés jusque-là. Mais, n’était-il pas tout smplement dépourvu du décor agréable? Il vous aurait mntré plus clairement la structure de l’espace parisien. Comme j’avais vu les colombages d’une maison délabrée, dont le mortier était tombé. Les murs lourds et froids dressaient devant vous, vous refusaient impitoyablement, et vous finissiez par vous retrouver dans la rue. Et derrière eux aussi, se seraient passés on ne savait quels drames. Sinon, la même solitude que dans la rue. Ils encadraient l’espace selon un ordre spontané et une harmonie naturelle. D’où une certaine beauté à la fois brute et moderne. Ce que n’aura jamais une ville comme Tokyo, certes propre et chaleureuse, mais construite à bon prix et à tout hasard.

 

J’avais repris la grande rue vers le nord, tourné à droite, commencé à photographier un petit garage pourri. De l’autre côté de la rue, il y avait des immeubles plus grands. Dans l’encadrement d’une porte, se tenait un “type”. Un blond moche, blafard et dans la qurantaine. Il guettais les passants. Aurait-il passé la journée ainsi? Sa silhouette m’avait fait pensé à une bande déssinée américaine, qui racontait la vie lugubre et monotone de l’auteur. Elle était curieusement intitulée: American Splendor. Pourquoi splendeur? Et ce type, comment avait-il fini par s’échouer dans ce coin, ravagé de la mondialisation de toutes les couleurs? Ou au contraire, un rescapé du bon vieux temps?

 

Quand j’arrivais à sa hauteur, il avait quitté son poste, traversé la rue, m’avait demandé ce qui m’intéressait de ce mur écaillé. Je lui avais répondu cordialement que je prenais les photos du vieux Paris, encore restant dans le quartier. Il m’avait proposé de monter chez lui, au sixième étage, parce que je pourrais avoir une très belle vue sur tout Paris, et bien-sûr prendre des photos. Je l’avais remercié le plus poliment que possible, pour m’échapper doucement de je ne savais quelle aventure. 

 

Je continuais le chemin avec détours, mais toujours vers le nord. Une HLM et sa tour étaient apparues. Après, une immence place sur le boulevard de la ceinture. J’étais arrivé à la “porte”, la banlieue était à juste l’autre coté. Le trajet avait terminé. La matinée finissait. J’allais remettre mon appareil. Tout d’un coup, le ciel s’était dégagé. La lumière éclaira la station du gaz sous les platanes, comme une guinguette des impressionnistes. Le voici, Paris’ splendor.

 

 

パリは美しい

 

その朝は、寒々とした曇りだった。私は、パリの中でも殆ど訪れたことのない場所に一人で来ていた。北駅から出ると、ラ・シャペル門のあった所へと歩いて行った。「門」からパリを出た向こう側には、北部の郊外が広がっている。困難で危機的な状況にあるとされる地域だ。

 

私は線路沿いの道を歩いて行き、北駅とその隣にある東駅の裏街を探検し始めた。印象派の描いた景色から、ストリートアートの世界へ。歩き始めた所から既に街は荒れていた。パリの美しい装飾の裏側である。至る所にけばけばしい落書きがあり、建物の手入れはされないままで、舗道にはゴミが散乱していた。数少ない通行人も「色々」だった。そして、視線をフードで隠したまま道端にしゃがむ若者たち。朝の静寂さえも穏やかでは無く、その日の空のように、重苦しく寒々としていた。パリとその郊外との間に、鉄条網のないノーマンズランドがあるかのようだった。

 

結局の所は、と私は思った。結局の所この辺りはパリの一部でありながら、美しい界隈の住人が想い描くようなパリではないのだ。出来れば見なかったことにしたいものばかりだ。そこを通らねばならないとしても、例えば空港に行く時などは、実際には何も見ないで通り過ぎるのだ。もしも見たとしても、汚され、壊され、原形を留めていないパリとしか思わないだろう。その人達の気持ちは分からなくもない。白人でも、ましてやフランス人でもないとは言え、私も美しい街の側から来ていたのだし、ここまで歩いていてすれ違った通行人には、全くと言っていいほ共感も覚えなかった。しかし本当はこの街では、美しい街区にあるような快適な装飾が剥ぎ取られているだけなのではないだろうか?それ故、パリの街の空間の在り様がかえって良く分かる。さっき通りがかったボロ屋で、モルタルの壁が落ちて中の柱が見えているのとある意味同じである。街には、重々しく寒々とした壁がそびえ立ち、取りつく島もなく人を拒む。あなたたちは道端に取り残されてしまう。一方、壁の内側では、どんな事件が起きているとも限らない。さもなくば、道同然の孤独があるやもしれない。このような壁が自然発生的な秩序と自然な調和でパリの街の空間を形作っているのだ。そこには荒々しくも現代的な、ある種の美しさがある。今日の東京のような都市には望むべくもない美しさだ。清潔で暖かくはあっても、安普請の建物が次々にでたらめに建てられているだけだからである

 

私は、北に向かう大通りに戻った。そして右に曲がり、荒れ果てた車庫の写真を撮り始めた。通りの反対側には、こちら側より大きな建物が建っていた。そこの一つの入り口の所に奴は立っていた。通行人の様子を伺っている、金髪の青白い気持ちの悪い中年男だ。日がな一日そうやっているのだろうか?その姿を見て、あるアメコミの事を思い出した。作者の暗くて単調な日々を描いており、しかもその題名は奇妙なことに、アメリカンスプレンダーと言う。何を言いたいのだろうか?ところで奴は一体どういう風向きでこんな所にまで吹き寄せられてしまったのだろう?ここは、あらゆる「色彩」のグローバリゼーションの波で押し流されてしまった街なのだ。あるいは逆に、古き良き時代の生き残りだろうか?

 

奴の立っている所の向かいまで私が来ると、奴は持ち場を離れ、通りを渡って来て、わざわざ私に話しかけてきた。このモルタルの剥がれかけた壁の何が面白いんですか?と。私はこのあたりに残っている昔のパリの写真を撮っているのです、と快く返事をした。すると奴は、向かいの建物の自分の部屋に来てみないかと言ってきた。部屋は7階にあって、パリ全体が見渡せるんです、もちろん写真も撮れますよ。私は奴に可能な限り丁重に感謝して、未知の冒険から静かに逃れた。

 

私は寄り道をしつつも北へと向かって行った。目の前に「低家賃住宅」が見えて来た。低層棟と高層棟が並んでいた。そして、環状道路との交差点になる大きな広場が現れた。ようやく私は「門」までたどり着いたのだった。郊外はもうすぐそこだった。これで撮影の予定は終了だった。もう昼近くになっていた。カメラをしまおうとした所、急に空が明るくなってきた。プラタナスの並木のもとにあるガソリンスタンドに陽の光が差しこんできた。印象派の描いた木漏れ日の中のダンスホールを思い起こさせる光だ。パリは美しい、Paris’ splendorだ。

 

Hiro Tobe


企画 一般財団法人 戸部記念財団

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